Les pharaons

Les pharaons ont fasciné le monde entier à travers notamment leurs constructions de pyramides extraordinaires. Ces grandes constructions restent en effet des mystères à résoudre, la pyramide de Khéops est une gigantesque construction de 146 mètres de haut qui a nécessité 2 millions de blocs de pierre de 2,5 tonnes chacun !

Mission réussie pour les pharaons, l’immortalité leur a été accordée. Leurs momies défient le temps, et les immenses pyramides restent intactes après plusieurs millénaires.

Comme dit l’ancien proverbe égyptien : Tout craint le temps mais le temps craint les pyramides.

Qu’est ce qu’un pharaon ?

Le terme pharaon désigne simplement les rennes et rois de l’Egypte antique. Ce terme est tiré de l’Egypte ancien per-aâ signifiant « grande maison ».

Une personnalité complexe

A la fois humain et dieu, le titre complet du roi égyptien se composait de cinq noms, chacun précédé de l’un des titres suivants  Horus, Deux Déesses, Horus d’or, Roi de Haute et de Basse-Égypte, et Fils de Rê. Le nom de famille lui a été donné à la naissance, les autres au couronnement. Les Égyptiens croyaient que leur pharaon était le médiateur entre les dieux et le monde des hommes.

Après sa mort, le pharaon devint divin, s’identifia à Osiris, le père d’Horus et dieu des morts, et transmit ses pouvoirs sacrés et sa position au nouveau pharaon, son fils. Le statut divin du pharaon était décrit en termes allégoriques : son urée (le serpent sur sa couronne) crachait des flammes sur ses ennemis ; il était capable de piétiner des milliers d’ennemis sur le champ de bataille ; et il était tout-puissant, connaissant tout et contrôlant la nature et la fertilité.

La mission du chef religieux

En réalité, le pharaon a une seule et unique mission en tant que chef religieux : apporter le maât sur terre. C’est-à-dire la bonne entente entre les humains et les dieux.

Pour accomplir cette tâche, le pharaon se voit doté d’une extrême puissance : il est à la fois le prêtre suprême, le chef des armées, administrateur principal et premier magistrat de l’Egypte antique.

Il possédait une grande partie des terres d’Égypte et en dirigeait l’utilisation, le pharaon était responsable du bien-être économique et spirituel de son peuple, et rendait justice à ses sujets.

Les symboles de puissance du pharaon : la double couronne, qui symbolise l’union de la Haute et de la Basse-Égypte, la barbe postiche, symbole de l’immortalité, la crosse et le fouet.

Les rois et rennes de l’Egypte antique

C’est à travers de multiples attestations que nous savons le nom de près de 345 rois égyptiens.

Les pharaons étaient principalement des hommes mais les femmes pouvaient également devenir reine d’Egypte, comme c’est le cas de Hatchepsout.

Chronologie

On distingue trois grandes périodes de l’Egypte antique :

L’ancien empire : il est caractérisé par ses exploits architecturaux, on pensera aux pyramides de Gizeh, dites Khéops, Khéphren et Mykérinos. L’ancien empire représente une période brillante, où l’harmonie et la création ne manquent pas. Elle durera près de 500 ans.

Le moyen empire : Il marque une période de prospérité après la chute de l’ancien empire. A cette époque sont construites les fondations de Karnak par Sésotris 1er. Par la suite, les pharaons du nouvel empire les détruiront pour construire le karnak actuel, appelé également temple de karnak.

Nouvel empire : Il marque l’apogée de la puissance militaire égyptienne.

3 pharaons qui ont marqué l’histoire

  • Kheops (2551-2526 AV J-C)

Tout le monde connait la pyramide de Khéops. Ce grand roi d’Egypte antique est à l’origine de la grande pyramide de Gizeh, une merveille antique qui défit le temps.

  • Ramsès II (1279-1213 AV J-C)

Ce pharaon est connu pour la durée exceptionnellement longue de son règne. Grand constructeur au point d’être surnommé le pharaon bâtisseur, il fait construire plusieurs monuments dans toute l’Egypte.

  • Toutankhamon (1336-1327 AV J-C)

Arrivé sur le trône à l’âge de 9 ans, le jeune roi d’Egypte n’est pas considéré comme un grand pharaon à son époque en raison de sa courte période de règne, seulement, son tombeau a été découvert en 1922. Cette découverte aura été l’une des plus grandioses à l’histoire de l’Egypte !

Le culte des divinités et mythologie

Cultes, rituels et croyances

Selon les croyances égyptiennes, l’humain n’est pas un être homogène mais est constitué de plusieurs éléments spirituels :

  • le Ka, ❝ force vitale ❝
  • le Ba, ❝ âme itinérante, capable d’action matérielle ❝
  • l’Akh, ❝ puissance invisible ❝

Ainsi que d’autres éléments comme l’ombre et le nom.

Après la mort, l’Akh trouve sa place dans le ciel tandis que le Ka et le Ba ont encore besoin du corps (le djet) pour y retourner chaque nuit. C’est la raison pour laquelle ce dernier devait être bien conservé après la mort.

La momification

Pour permettre la vie éternelle au défunt, il est impératif que son corps soit conservé dans son intégrité. C’est en ce sens que les égyptiens faisaient autant attention à la bonne conservation de l’état physique des morts. Les égyptiens pensaient que toutes les parties du corps allaient s’assembler dans l’au-delà, à l’image de celui d’Osiris.

Ainsi, l’accès à l’éternité passe par l’embaumement, il s’agit d’une technique naturelle avec laquelle le défunt pourra conserver son enveloppe corporelle.

Il s’agit de tout un processus :

  • Le lavage

Les embaumeurs commencent par laver le corps avec du vin de palme car, en effet, l’alcool détruit les bactéries. Par la suite, le corps est rincé à l’eau.

  • Retrait des organes

Le cerveau du défunt est retiré à l’aide d’une longue tige de bronze. Un couteau est utilisé pour inciser l’abdomen et prélever le foie, les poumons, estomac et les intestins. Ces organes sont lavés et déposés dans quatre vases canopes.

  • Dessèchement

Afin d’éliminer l’humidité présente dans le corps, ils recouvrent entièrement la dépouille de natron. Après plusieurs semaines, le corps est totalement desséché.

  • Embellissement

A cette phase, le corps est à nouveau lavé. Pour redonner l’aspect naturel de la peau, ils appliquent différentes huiles. Pour permettre au corps de retrouver une forme originelle, l’abdomen est rempli de linge imprégné de résine, de sable, d’argile ou de sciure de bois.

  • Enveloppement

Le corps est entièrement enduit de goudron, de résine ou de cire et il est enveloppé dans du linge. ils glissent des herbes parfumées ou encore des huiles pour éloigner les insectes et les bactéries. Les embaumeurs placent ensuite des amulettes entre chaque épaisseur de tissu pour permettre la protection du défunt.

Les trésors qui accompagnent le défunt

Comme nous le verrons dans la découverte du tombeau de Toutankhamon, le défunt était accompagné d’un impressionnant nombre d’objet, destinés à l’aider dans l’au-delà. Pour cela, les objets choisis sont à la fois purs, impérissables et précieux.

Les embaumeurs veilleront à ce que le défunt soit accompagné des éléments suivants :

  • Le sarcophage
  • Les vases canopes
  • Les joyaux
  • La nourriture et les objets du quotidien
  • Les allumettes
  • Les chaouabtis (petites statuettes à forme humaine)

Une petite chose se gâte : seul les plus riches peuvent se payer un embaumement complet.

8 dieux principaux de la mythologie égyptienne

 

Anubis

Dieu à tête de chacal, protecteur des tombes et des défunts.

Anubis s’occupait des pratiques funéraires et du soin des morts. Il était généralement représenté comme un chacal ou comme un homme à tête de chacal. L’association des chacals avec la mort et les funérailles est probablement due au fait que les Égyptiens auraient observé des chacals fouillant les cimetières.

Dans l’Ancien Empire (vers 2575-2130 avant J.-C.), avant qu’Osiris ne devienne le seigneur des enfers, Anubis était considéré comme le principal dieu des morts. Selon le mythe d’Osiris, Anubis embaumait et enveloppait le corps du roi assassiné, devenant ainsi le dieu patron des embaumeurs.

 

Râ, le dieu solaire

 

Râ occupe la place la plus élevée du panthéon égyptien. Divinité associé au soleil, il était également considéré comme le créateur de l’Univers.

Parmi les nombreuses divinités associées au soleil, le dieu Rê était généralement représenté avec un corps humain et la tête d’un faucon. On croyait qu’il naviguait chaque jour dans le ciel à bord d’un bateau et qu’il faisait ensuite un passage dans le monde souterrain chaque nuit, au cours duquel il devait vaincre le dieu serpent Apopis pour se relever.

Isis

Les origines d’Isis sont obscures. Contrairement à de nombreux dieux, elle ne peut pas être liée à une ville spécifique, et il n’y a pas de mention certaine d’elle dans la littérature égyptienne la plus ancienne. Avec le temps, elle a cependant pris de l’importance en devenant la déesse la plus importante du panthéon. En tant qu’épouse dévouée qui a ressuscité Osiris après son meurtre et élevé leur fils Horus, Isis incarnait les vertus égyptiennes traditionnelles d’épouse et de mère.

En tant qu’épouse du dieu des enfers, Isis était également l’une des principales divinités concernées par les rites pour les morts. Avec sa sœur Nephthys, Isis agissait comme un deuil divin, et ses soins maternels étaient souvent décrits comme s’étendant aux morts dans le monde souterrain.

Hathor

La déesse Hathor était généralement représentée comme une vache, comme une femme avec une tête de vache ou comme une femme avec des oreilles de vache. Hathor incarnait la maternité et la fertilité, et l’on croyait qu’elle protégeait les femmes lors de l’accouchement. Elle avait également un aspect funéraire important, étant connue comme “la dame de l’Ouest”. (Les tombes étaient généralement construites sur la rive ouest du Nil).

Horus

Représenté comme un faucon ou comme un homme avec une tête de faucon, Horus était un dieu du ciel associé à la guerre et à la chasse. Il était également l’incarnation de la royauté divine, et à certaines époques, le roi régnant était considéré comme une manifestation d’Horus.

Selon le mythe d’Osiris, Horus était le fils d’Isis et d’Osiris, conçu par magie après le meurtre d’Osiris par son frère Seth. Horus a été élevé pour venger le meurtre de son père. Une tradition veut qu’Horus ait perdu son œil gauche en se battant avec Seth, mais son œil a été guéri par magie par le dieu Thot. Comme les yeux droit et gauche d’Horus étaient associés, respectivement, au soleil et à la lune, la perte et la restauration de l’œil gauche d’Horus ont donné une explication mythique aux phases de la lune.

Seth

Seth était le dieu du chaos, de la violence, des déserts et des tempêtes. Dans le mythe d’Osiris, il est le meurtrier d’Osiris (dans certaines versions du mythe, il trompe Osiris pour qu’il se couche dans un cercueil et le ferme ensuite).

L’apparition de Seth pose un problème aux égyptologues. Il est souvent représenté comme un animal ou comme un humain avec une tête d’animal. Mais ils n’arrivent pas à savoir quel animal il est censé être. Il a généralement un long museau et de longues oreilles dont les extrémités sont carrées. Dans sa forme entièrement animale, il a un corps fin tel un chien et une queue droite avec une touffe à l’extrémité. De nombreux chercheurs pensent aujourd’hui qu’un tel animal n’a jamais existé et que l’animal de Seth est une sorte de composite mythique.

Thot

Thot, le dieu de l’écriture et de la sagesse, pouvait être représenté sous la forme d’un babouin ou d’un ibis sacré ou encore d’un homme à tête d’ibis. On pense qu’il a inventé le langage et l’écriture hiéroglyphique et qu’il a servi de scribe et de conseiller pour les dieux. En tant que dieu de la sagesse, Thot possédait, disait-on, des connaissances en magie et des secrets inaccessibles aux autres dieux.

 

Osiris

Osiris est l’inventeur de l’agriculture et il est l’une des plus importantes divinités égyptiennes. Il symbolisait également la mort, la résurrection et le cycle des crues du Nil sur lequel l’Égypte comptait pour la fertilité de son agriculture.

D’après la légende, Osiris était un roi d’Égypte qui a été assassiné et démembré par son frère Seth. Sa femme, Isis, a reconstitué son corps et l’a ressuscité, leur permettant de concevoir un fils, le dieu Horus.

Les constructions de pyramides

Depuis des millénaires, l’humanité tout entière a été fascinée par le miracle de l’Egypte antique qu’est la grande pyramide. Ce sont de véritables prouesses d’architecture qui aujourd’hui encore, laissent les archéologues perplexes.

Les pyramides sont des tombes monumentales érigées pour les pharaons égyptiens. Elles accompagnaient le corps momifié des pharaons, de leur épouse et des personnages jugés importants.

Les plus connues, les pyramides de Gizeh, se situent sur la rive ouest du Nil, à une quinzaine de kilomètres du Caire.

Le site se compose de 3 pyramides dont la plus imposante est appelée la grande pyramide.

Les plus grandes pyramides d’Egypte :

Pyramide de Khéops (IVe dynastie) : 146 m

Pyramide de Khéphren (IVe dynastie) : 143 m

Pyramide rouge, Snéfrou (IVe dynastie) : 105 m

Construction des pyramides 

Les méthodes de construction des pyramides égyptiennes demeurent un mystère pour les scientifiques et historiens du monde entier. Seul une infime partie de l’histoire de la construction peut être véritablement expliquée.

Comment les égyptiens ont-ils pu avec les technologies de l’époque déplacer toutes ces pierres ?

Comment les Egyptiens ont-ils pu apporter des milliers de tonnes de cailloux jusqu’au site de Gyzeh ?

Les écrits de Merer, un chef de chantier qui a participé à la construction des pyramides, énoncent dans un ancien rouleau de papyrus que les pierres étaient transportées par bateau.

En effet, un fleuve artificiel y fût aménagé afin de faciliter l’approvisionnement pour construire ces immenses pyramides.

Reste à savoir comment les égyptiens faisaient-ils pour transporter ces immenses blocs de pierre de plusieurs tonnes chacun…

La découverte du tombeau de Toutankhamon

Au XXème siècle, une immense découverte a été faite.

Le trésor de Toutankhamon est véritablement pharamineux, c’est plus de 5000 pièces dont 2000 objets de bijouterie et d’orfèvrerie. Le masque de Toutankhamon fait à lui seul 10 kg d’or et son cercueil qui est en or massif fait 110 kg.

Un trésor découvert en 1922

Après de nombreuses recherches archéologiques, l’égyptologue anglais Howard Carter et son équipe tombent sur une véritable mine d’or le 4 Novembre 1922 dans la vallée des rois sur la rive ouest du Nil face à Louxor : ils découvrent les marches du tombeau.

Pour ce faire, Howard Carter remarqua rapidement qu’il manquait un roi dans la liste des souverains du nouvel empire qui ont été enterrés dans la vallée des rois.

Il montera par la suite une équipe et rassemble les indices qui lui permettent de se mettre en quête de ce souverain manquant.

En premier lieu, ils découvrent la tombe des arrières-grands-parents de Toutankhamon : Youya et Touya. La découverte se fait dans le secteur central de la vallée des rois.

Une chose fondamentale motive les recherches de Carter : selon lui, tous les descendants seraient enterrés à proximité.

Un petit détail mettra carter sur la bonne voie : la découverte d’un petit vase bleu inscrit du nom Toutankhamon. Si il se trouve ici, c’est que la tombe doit être proche.

C’est le 4 Novembre 1922 qu’on découvre pour la première fois les marches du tombeau.

Lorsque l’ouverture de la chambre secrète a lieu, l’équipe est véritablement sous le choc : plusieurs milliers d’objets précieux sont restés ici, bloqués, jusqu’à ce jour.

L’antichambre du tombeau de Toutânkhamon telle qu’elle a été trouvée par Howard Carter. Décembre 1922. Photographié par Harry Burton © Heritage image Partnership Ltd/Alamy stock photo.

« Lorsque mes yeux s’habituèrent à la lumière, les détails de la pièce émergèrent lentement de la pénombre, des animaux étranges, des statues et de l’or, partout le scintillement de l’or » – Howard Carter.

Le tombeau

À l’entrée, un escalier de seize marches conduit à une porte, bloquée de pierres et dont la surface est plâtrée. Elle porte des traces de sceaux portant le nom de Toutânkhamon. En examinant ce premier mur, Howard Carter et son équipe constatent des traces d’effraction. De l’autre côté, un couloir de 7,60 mètres mène à la première pièce : l’antichambre où l’on a retrouvé des objets domestiques destinés à accompagner le pharaon dans son voyage vers l’au-delà.   

À côté, une annexe, peut-être la pièce la plus difficile à interpréter par les archéologues, en raison des objets hétéroclites qui s’y trouvent. Elle montre en effet un entassement inimaginable d’objets divers éparpillés par des pillards et laissés tels quels par les inspecteurs de la tombe. Les fouilleurs en déduisent qu’on a mélangé du matériel réservé, soit à la chambre funéraire, soit destiné au trésor. L’annexe n’était sans doute destinée qu’à recevoir les provisions alimentaires.

Tout au fond une ouverture qui donne accès à la chambre funéraire. Cette dernière est gardée par deux statues sentinelles noires représentant le Ka royal (l’âme) et symbolisant l’espoir de la résurrection. C’est dans cette pièce que sont placés le sarcophage et le cercueil de Toutânkhamon. Sur les murs, des scènes peintes représentent le pharaon dans l’au-delà : le rituel de l’ouverture de la bouche pour redonner vie au mort, la barque solaire sur laquelle s’effectue le voyage vers l’au-delà. À côté de la chambre funéraire se trouve la chambre du trésor, où est découvert, entre autres, un coffre contenant quatre vases canopes recouverts d’or.

Des graines de nigelle ont été retrouvée dans le tombeau du pharaon

Avec les nombreuses pièces précieuses trouvées, il y avait en effet certaines denrées alimentaires dont le cumin noir qui étaient utilisées pour aider le pharaon dans l’au-delà.

Des écrits ont été retrouvé sur des morceaux de papyrus, témoignant l’utilisation d’huile de nigelle et de graines de nigelle pour les maladies pulmonaires et la toux.

Dans l’Égypte ancienne, la nigelle était utilisée principalement pour guérir des maladies pulmonaires, de la toux. Elle était aussi utile en cosmétique. L’huile de nigelle était prise contre les cas de refroidissements, et était connue des pharaons comme calmante et régénérante.

Les premiers témoignages de la culture de la nigelle dans l’Égypte antique datent du XIVème siècle avant notre ère. Les couronnes florales déposées sur la momie du roi Toutânkhamon attestent la culture de la nigelle.

Bibliographie

L’égypte des pharaons, Joël Cornette, 2016.

EXPOSITION TOUTÂNKHAMON, LE TRÉSOR DU PHARAON 23.03 > 15.09.2019 / dossier pédagogique 4

Ancienne Egypte, les nouvelles découvertes, 2010

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